On Monday, February 20th, Richard Marceau, General Counsel and Senior Government Advisor at the Centre for Israel and Jewish Affairs, served as an expert witness for the Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs. Representing the Centre’s perspective on Section 1 of the Justice for Victims of Terror Act, Marceau made a forceful case in support of these important legal provisions. His testimony can be read in its original French below.
—-
Mon nom est Richard Marceau et je suis ici au nom du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, le représentant officiel de la communauté juive canadienne.
I will be making my presentation in French, but would be happy to answer any question in any official language.
Mes commentaires ne porteront que sur la partie 1 du projet de loi C-10, celle intitulée ‘Loi sur la justice pour les victimes d’actes de terrorisme’.
Je suis particulièrement heureux d’être ici aujourd’hui que, dans une vie antérieure, dans l’autre assemblée, je m’étais déjà intéressé à ces enjeux et avais commencé à y travailler.
J’y avais été sensibilisé par C-CAT the Canadian Coalition Against Terror. Je pense en particulier à Danny Eisen, Maureen Basniki et Sheryl Saperia.
Ils sont des modèles d’implication, d’engagement civique et de ténacité citoyenne.
La communauté juive du Canada appuie la partie 1 du projet de loi C-10.
Nous sommes heureux de constater que le gouvernement ait ainsi répondu aux demandes des victimes du terrorisme.
Et qu’il y ait un appui de la part des autres formations politiques dans ce domaine.
Trop souvent, après une période intense suivant les événements de terrorisme, ces victimes sont laissées seules, sans recours, sans appui officiel.
La peur et, surtout, l’impuissance demeurent.
Pour les individus touchés.
Et pour les communautés visées.
C’est pourquoi les mesures contenues dans C-10 ont rapidement obtenu l’appui de beaucoup de Canadiens, de plusieurs communautés, et en particulier de la communauté juive.
La communauté juive, dans le monde comme ici, a trop souvent été la cible du terrorisme.
Vous vous rappellerez par exemple que la communauté juive a été la cible d’un complot terroriste en août 1999 quand 2 membres d’une cellule algérienne de Montréal, dont Ahmed Ressam, le fameux ‘Millenium Bomber’, planifiaient de faire sauter un camion-citerne rempli d’essence dans un quartier habité et fréquenté par un nombre important de Canadiens juifs.
Ou encore lorsqu’en avril 2004, une bombe fut lancée contre une école juive de Montréal, constituant un parfait exemple d’une violence motivée politiquement et par la haine des Juifs.
Ou encore, à l’extérieur du Canada, lorsqu’une jeune femme juive, Marnie Kimmelman, fut assassinée par une bombe tuyau alors qu’elle était tranquillement assise sur plage en Israël.
En tant que communauté à risque, nous croyons que les victimes canadiennes du terrorisme devraient être autorisées à engager des poursuites au civil contre ceux qui commettent et appuient des actes de terrorisme, même s’il s’agit d’États étrangers.
Et nous espérons que ce projet de loi jouera un rôle dissuasif pour prévenir les actes de terrorisme futurs contre des citoyens canadiens.
Lorsque mon collègue David Cooper a témoigné devant vos collègues de la Chambre des communes, il a plaidé pour que C-10 soit amendé et a proposé plusieurs amendements.
Nous sommes heureux de constater que plusieurs de ces amendements ont été effectués.
Nous avons bien hâte de voir la liste des États pouvant être poursuivis qui sera proposée par le gouvernement. Nous nous attendons évidement à ce qu’elle soit robuste.
Et complète.
Je sais que le temps file.
Permettez-moi simplement de dire qu’il est temps d’envoyer de forts messages.
Aux victimes : qu’elles ne sont plus seules.
Qu’elles ne sont plus isolées.
Qu’elles n’ont pas à être impuissantes.
Aux terroristes et à leurs appuis :
Que le Canada est sérieux dans sa lutte contre eux.
Que ni nous, en tant qu’État, ni les victimes ne resteront immobiles.
Que le temps de l’impunité est terminé.

/cijainfo
@CIJAinfo